Intertitres

Quand l’inspiration précède la création et que la création se limite aux propres projections du peintre, que peut être l’aprèsd’une œuvre d’art ? Une toile vide? Tant s’en faut.

«Le peintre et son Modèle» est un livre de Georges Richardot que publie 5 Sens Editions (Genève). Un livre. Mieux, une petite merveille littéraire. Une fiction métaphorique sous forme de récit, sans dialogues de confrontation. La muse est une femme. Des surprises insoupçonnées parsèment le sentier que lui fait emprunter son admirateur d’artiste. C’est captivant, dans un discours décapant. C’est au gré des envies du portraitiste qu’on «visionne» cette toile imagée. Tapis dans son vieux fauteuil en cuir ou debout, face à la fenêtre de son atelier, un homme habile se mandate pour esquisser le portrait de son Modèle. Passionnément, il l’imagine, devant une toile vide, au rythme d’une inspiration partagée entre fixation, incertitude et pouvoir de possession qu’effleure une vraisemblable…

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