Boris Sentenac

On passe sa vie à la construire à côté du bâti de lourdes pierres de l’enfance.

Il nous faut briller, tutoyer la lumière aveuglante et tenter d’oublier le foyer au mortier de mensonges des émotions d’enfant.

Mais du haut de notre tour de fer et d’acier, lorsque le vent souffle, notre regard ne peut que s’incliner sur l’oubli raté.

La lumière blanche, autant qu’elle le reflète, se persuade de l’oubli de ses couleurs.

On rêve, en cette tour, d’y voir sa déraison en raison. Mais en nos bureaux, on ne peut que trop mal négocier par la tolérance dont on fait notre pauvre monnaie par défaut. On choisit alors le silence pour nos errances.

Puis, on bâtit la maison de notre enfant et on s’étonne un jour de le voir élancer à son tour ses fenêtres sans mur comme autant de regards sur le monde impénétrable comme elles. On sait…

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