Buongiorno!

Buon sabato!

“ Amore di gioventù ”

Mi ritorna in mente

quell’ultimo giorno di scuola,

con la malinconia nel cuore

lasciai l’aula per ultima.

Memorizzato negli occhi

e impresso nella memoria,

ogni dettaglio di quell’aula

che ci aveva ospitato

in quel lungo anno.

Speravo che mi notassi

e di entrare nei tuoi pensieri,

ad ogni occhiata che mi rivolgevi

abbassavo gli occhi ed arrossivo.

Tu. . . che mi schernivi,

ai tuoi compagni leggevi

Bel-ami e la Certosa di Parma,

ne declamavi i versi e tutte

eravamo ai tuoi piedi affascinate.

Lasciavo te che andavi via per sempre

tu che mi facevi tremare

solo se posavi lo sguardo su di me,

tu che eri luce dei miei occhi

la persona più preziosa nel mio cuore.

Oramai senza speranza,

col cuore triste e ad occhi chiusi

mi tirai la porta alle spalle

e restai un attimo immobile

dicevo addio ai miei sogni d’adolescente.

E poi. . . all’improvviso,

le tue labbra si posarono sulle mie

e mi rubarono il primo bacio e il respiro,

lasciando per sempre su di me

il tuo marchio di maschio prepotente. . .

“Amour de la jeunesse”

Ça me revient à l’esprit

le dernier jour d’école,

avec la mélancolie dans le cœur

J’ai quitté la classe en dernier.

Stocké dans les yeux

et gravé dans la mémoire,

chaque détail de cette salle

qui nous avait hébergés

cette longue année.

J’espérais que tu me remarquerais

et d’entrer dans vos pensées,

à chaque regard que tu me regardais

Je baissais les yeux et je rougissais.

Toi. . . Que tu te moques de moi,

à tes camarades tu lisais

Bel-ami et la Chartreuse de Parme,

Tu en déclarais les vers et toutes

Nous étions à tes pieds charmées.

Je te laissais partir pour toujours

toi qui me faisais trembler

Si tu me regardais,

Toi qui étais la lumière de mes yeux

la personne la plus précieuse dans mon cœur.

Désormais sans espoir,

le cœur triste et les yeux fermés

Je me suis tirée par derrière

et je suis resté un instant immobile

Je disais adieu à mes rêves d’ado.

Et puis. . . . Soudain,

Tes lèvres se sont posées sur les miennes

et ils m’ont volé mon premier baiser et ma respiration,

laissant pour toujours sur moi

votre marque de mâle autoritaire. . . .

di Rosa Cozzi

da ” In un libro di poesie “

DL.1941/633